Circuit Ste-Croix / Riverside Speedway

Historique

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L'idée d'une piste de circuit routier dans les environ de Québec, remonte à 1968. Plusieurs rumeurs circulaient au Lac Beauport, une autre à Pont-Rouge et enfin "Sainte-Croix". Le premier projet s'envola aussi vite qu'il était apparu, alors que le second céda sa place à celui de Sainte-Croix. C'est à ce moment-là que Jacques Bourassa demanda au chroniqueur automobile, Jacques Rainville, de se joindre à lui. La fin de l'année 1968 fut en fait la période de préparation et d'étude du futur circuit.

Bourassa monta donc une équipe, afin d'aiguiller sur la bonne voie les destinées de son projet. Il ne dédaigna pas les conseils de gens hautement qualifiés dans le domaine du sport automobile tel que John Ross, qui travailla sur les plans préliminaires. Même Jacques Duval, fut demandé sur les lieux et ses suggestions judicieuses furent prises en considération. À l'origine on ne parlait pas du Centre de Villégiature et l'on se limitait uniquement à un circuit routier de 1.2 mille. À la fin de février 1969, la compagnie "Le Circuit Québec Sainte-Croix Inc", était légalement formée et c'est là que commenca à se créer la grande famille des actionnaires du Circuit. Bourassa compléta son équipe et continua ses recherches pour finalement arriver à la conclusion qu'on devait bâtir un grand complexe automobile doublé d'un centre plein air. Au printemps 1969, on entreprit les travaux de défrichage et de nivelage. Les béliers mécaniques exécutèrent le terrassement partiel de la piste.

Malheureusement survint la fameuse grève de la construction, qui arrêta temporairement la poursuite des travaux. Ce délai fut quand même bénéfique, puisque l'on décida d'intégrer un ovale et une piste d'accélération au circuit. La firme McDonald & Currie en profita pour prendre en main l'aspect financier de l'entreprise, tout en effectuant une sérieuse étude de rentabilité.

La construction des bâtiments, restaurants, postes de péage, début de la tour, le montage des tunnels et le terrassement final du trajet furent complétés à l'été 1970. En même temps, les ouvriers s'affairaient à mettre en place le petit village de chalets et à terminer la piste pour avions légers, ainsi que la ferme d'équitation. On n'oublia pas non plus le camping de même que les services connexes. Le seul problème qui survint, fut les grandes marées qui obligèrent le contracteur à rehausser le niveau du plateau inférieur de 10 à 12 pieds.

Durant l'hiver 1970-71, Jacques Bourassa fit une brève apparition à l'émission "Prenez le volant" et déclara à Jacques Duval, que la piste serait prête à la fin de 1971. En effet, dès juin 1971, on installa près de 5,000 pieds de tuyaux afin de drainer correctement le site du Circuit Québec Sainte-Croix. Pendant ce temps, on complétait aussi les approches des tunnels de même que les systèmes électriques et téléphoniques souterrains. À la fin de juillet, la firme "Construction et Pavage Moderne", décrochait le contrat de pavage et préparation du terrain. Les pluies nombreuses n'aidèrent pas la bonne marche des travaux et pourtant au tout début de septembre, on pouvait rouler sur la piste.

Jacques Duval en profita même pour tourner une partie de son émission. Le circuit routier a malheureusement dû être raccourci à cause de la faiblesse du sol à certains endroits. Les ouvriers donnaient en plus la touche finale aux bâtiments et aux détails de construction".

" LE COMPLEXE AUTOMOBILE ":
Le Circuit Québec Sainte-Croix comprend une piste routière de 1.567 mille, qui autorisera des vitesses de pointe très élevées, tout en comportant un aspect spectaculaire intéressant pour le spectateur vu sa longueur limitée et ses courbes aigues. Un ovale pour stock-car de 6/10 de mille, est aussi greffé au circuit. Ce sera l'anneau de vitesse le plus grand de la province avec ses courbes inclinées à 14 degrés. Finalement la piste d'accélération 1/4 de mile, sera complétée l'an prochain.

Prenons maintenant le volant sur la piste routière. Nous circulons évidemment dans le sens des aiguilles d'une montre, pour démarrer face à la tour de contrôle (sur l'ovale). Nous roulons en montant sur une distance d'environ 1,200 pieds, avant de s'engager dans une courbe non-inclinée, passablement aigue. Devant nous se dessine une autre ligne droite de 850 pieds, qui se termine par une autre montée sèche, doublée d'un virage à droite. Là nous avons 1,600 pieds de droit, pour accélérer à près de 100 MPH, dans une descente abrupte mariée à un léger virage vers la gauche. Ce n'est qu'une avant-première précédant la fameuse courbe en épingle à cheveux vers la droite inclinée à 25 degrés.

Nous nous engageons ensuite dans la longue descente qui mène sur la ligne droite, longeant le fleuve. Certaines voitures approcheront le 140 à l'heure, car les pilotes disposent de 3,000 pieds de droit. Nous négocions ensuite la dernière courbe à 12 degrés d'inclinaison, qui fait partie de l'ovale. Ce virage à droite se trouve à 975 pieds de la tour et les endroits dangereux sont ceinturés de murs de tourbe de trois pieds de hauteur. La tourbe amortie le choc et a pour caractéristique de se réparer très rapidement après un accrochage. Ces murets sont souvent accompagnés de "rails de protection", là où le danger est plus évident. Le paddock est situé à l'intérieur de l'ovale alors que les puits de ravitaillement peuvent contenir 40 voitures. Lors de la pré-ouverture , les spectateurs jouiront d'une estrade de 6,000 places, de restaurants, 25 toilettes et 4 postes de péage. En plus le circuit pourra fournir 3,000 places de camping et un stationnement pour 15,000 automobiles.

La tour de contrôle de 4 étages offre 3,600 pieds carrés de surface, avec des services pour les officiels et les représentants de la presse. Il est évident que ca n'est qu'une pré-ouverture et tout n'est pas parfait. Le public devra comprendre que ce sera en 1972 que le site sera vraiment digne de lui.

La première épreuve de voitures en circuit routier a eu lieu en juillet 1971, mais cela ne dura que quelques années puisqu’à la fin des année 70, le circuit était laissé à l’abandon. En 1999, un projet de revitalisation fut mis sur pied par Denis Lachance. Le nouveau tracé était réduit à 1.77 kilomètres et n’employait plus les trois plateaux. En 2000, pour la première fois depuis 22 ans, une épreuve de circuit routier avait lieu dans la région de la vielle capitale.

En 2007 la piste est achetée par Jean et Guillaume Bergeron. Ces derniers sont décidé à redonner au circuit ses lettres de noblesses, le circuit ayant été passablement négligé depuis quelques années. On a tout d’abord nettoyé les abords du fleuve pour que les spectateurs puissent profiter d’un point de vue imprenable sur le majestueux fleuve St-Laurent. Ensuite, des toilettes avec l’eau courante et des douches ont été construites afin de mieux servir la clientèle. Des gradins naturels ont également été aménagés afin de donner plus d’espace aux spectateurs.

Le projet le plus spectaculaire fut certainement la remise en service du tunnel situé sous la piste qui était inutilisé depuis les années 70. Ce tunnel permettra aux spectateurs de traversé sous la piste pour se rendre aux puits sans interruption du programme en cour. Une attraction en soi, le tunnel sera très apprécié des utilisateurs.

Du côté de la piste, le pavé à été partiellement refait et la piste a été élargie à certains endroits. En 2010 il est prévu que la ligne des puits sera triplée en surface et sera aménagée de façon plus sécuritaire. Des investissements majeurs sont aussi prévus au niveau de la restauration afin d’améliorer le menu et la rapidité du service. La saison 2010 passera certainement à l’histoire comme celle qui aura ramené le Circuit le plus près de son projet d’origine.